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Interview à Arguments et faits
"Youri Médianik- élégant, beau, talentueux..."
Il a seulement 22 ans. Il est étudiant au conservatoire Tchaïkovski de Moscou. Il est déjà reconnu comme accordéoniste et comme violoniste. Il s'est produit dans les salles de concert d'Allemagne, Finlande, Estonie, Lituanie, Espagne, Arménie, Bulgarie, Angleterre, Belgique, Etats-Unis.
Il a remporté sa première victoire alors qu'il n'avait pas encore neuf ans. A l'heure actuelle, il est vainqueur absolu de nombreux concours internationaux de violon et d'accordéon. Il y a quelques jours, dans la salle de la philharmonie de la région de Kaliningrag, Youri Médianik a donné un brillant concert.
- Youri, en général, quand on est enfant, les parents décident pour nous, dans quelle école étudier, de quel instrument jouer. Comme cela s'est-il passé pour vous?
- C'est pareil. Mes parents ont décidé dans quelle école je devais étudier et de quel instrument je devais jouer. Maintenant, j'en suis très heureux. Mes parents sont des musiciens professionnels, papa est accordéoniste et maman, pianiste. L'accordéon est apparu dans ma vie lorsque j'avais deux ans. C'était un véritable instrument et non un jouet, bien qu'il ne possédait qu'une octave et demie.
- Et le violon?
Le violon est apparu beaucoup plus tard et tout à fait par hasard. Mes parents s'étaient rendu compte que mon oreille n'était pas assez développée; en étudiant le violon à l'école de musique, ils pensaient résoudre ce problème.
- Maintenant, vous maîtrisez parfaitement ces deux instruments, lequel préférez-vous?
- Difficile à dire. Quand je me lève le matin, je prends en main l'instrument qui me tente. Grâce à Dieu, j'ai le choix.
- Votre humeur influence-t-elle votre interprétation?
- Cela dépend quelle humeur. Avant d'entrer en scène, il vaut mieux laisser de côté sa mauvaise humeur, elle n'est utile à personne! Par contre, si tu es de bonne humeur, tu t'investis dans la musique, en collaboration avec le chef d'orchestre et les musiciens, alors, là, c'est vraiment super, parce que cette énergie sur scène se transmet au spectateur. Quand tu voit des milliers d'yeux, qui t'attendent et suivent le moindre de tes mouvements, regards, sons, tu comprends que cela vaut la peine de vivre pour cela.
- Vous êtes vainqueur de nombreux concours internationaux. Vous y participez pour les remporter?
- Je n'essais pas d'être le vainqueur; simplement, j'ai remporté tous les concours auxquels j'ai participé. Cependant, maintenant, j'espère que le concours auquel j'ai participé à Moscou, en mars de cette année, en duo avec la violoniste belge Jehanne Strepenne, sera le dernier. Un concours, c'est du sport. La musique n'a pas lieu d'être.
-Vous recevez beaucoup d'invitations pour des tournées de la part d'impresarios étrangers. Avez-vous l'intention de quitter la Russie?
- Je reviendrai toujours avec grand bonheur en Russie, indépendamment du lieu où je résiderai et me produirai, parce que la Russie est mon pays et ma culture. Je suis fier d'avoir grandi en Russie et je pense que je conserverai toujours la langue et la culture russe.
Interview de Tatiana Zaitseva Journal "Arguments et faits; Kaliningrad;" N°48, 2005.








